1 commentaire sur “Vidéo Officielle Porte-parole #5 – GJ-Saintavold”

  1. ACTE XXIII. Hier, je suis allé manifester à Paris. A l’entrée de Paris, à la hauteur du dernier péage, les deux bus de Saint AVOLD sont contrôlés. Une cinquantaine de force de l’ordre se trouvent autour de nous. Certains pénètrent dans notre bus, fouillent méticuleusement les coffres à bagages et les emplacements. Certainement qu’un affreux terroriste se trouve parmi nous. Et en plus, ils avaient raison, ils ont découvert un masque en papier dans l’un des casiers. Nous sommes sommés de descendre. Sans discernement, un des Streep médics se voit confisquer son masque à gaz alors qu’il n’a pour seul but, d’assister médicalement les manifestants et les forces de l’ordre. Trois quarts d’heures plus tard, nous quittons ce nouveau type de contrôle.
    Au lieu de rassemblement à BERCY, une quinzaine de moto de policiers en binôme passe devant la place ; un, pilote l’engin, le deuxième tient une matraque à la main. Cela me faisait penser à la tauromachie à cheval.
    En discutant, je demande à deux manifestants de la région de LYON pourquoi ils ne portaient pas de gilets jaunes. Ils me disent qu’ils ont du le laisser lors des controles des forces de l’ordre pour échapper à l’amende 135 euros
    Au cours du défilé, nous sommes encerclés par les forces de l’ordres qui tiennent les carrefours. Avant d’ouvrir un passage, ils nous gazent copieusement, aucune issue de sortie n’est prévue. A l’aide de hauts parleurs, un policier nous dit bien de prendre la direction de la place de la République, mais nous sommes dans une nasse.
    16 heures, les forces de l’ordre nous poussent vers la place de la République. Toutes les issues se ferment de telle façon que l’ensemble des manifestants se trouvent bloqué dans la nasse, dans l’impossibilité d’en sortir sous peine de se prendre un coup de matraque ou un jet de lacrymogène. Il n’est plus question de quitter le lieu de la manifestation, de rejoindre nos bus. Chaque rue est bloquée par les forces de l’ordre et leurs véhicules. Sous un soleil de plomb, nous sommes gazés de façons régulières. Aucune heure nous est donnée pour obtenir l’autorisation de quitter les lieux. Les gazages se poursuivent. D’une foule pacifique, nous commençons à voir les esprits, de certains manifestants excédés, s’échauffer. Certains tentent de sortir, et en reviennent avec le visage rougi par la lacry des bombinettes ou se plaignant d’avoir reçu un coup de matraque. Je commence à voir des dégâts, des vitres cassées de certaines agences. Un climat de violence est exercé sur une foule pacifique. Nous sommes gazés pour la seule raison d’avoir manifesté. Dans cette fumée épaisse, je ressens un choc violent au niveau de ma poitrine. Ce n’est pas un Flash Ball mais l’impact d’un pot ou d’une grenade lacrymogène. Nous nous cachons les yeux par réflexe, car les canons des flash ball pointent dans la direction de la foule. Cette façon de procéder ne pouvait que se terminer par des débordements. Des hordes de policiers en ordres rangés traversent au pas de course la place de part et d’autre et interpellent des manifestants, puis se replient aux niveaux des intersections. Cela me donnait l’impression de me trouver dans une arène avec des gladiateurs romains.
    18 heures 30, nous sommes autorisés de quitter la place en passant entre deux rangées de policiers qui nous fouillent. Certainement que le fichier S du matin se trouve toujours parmi nous.
    Les conditions de manifestation sont faites de telle façon que de nombreux citoyens y renoncent par peur de perdre un œil, se faire gazer sans raison. Mais rassurez nous, nous sommes toujours bien dans le pays des droits de l’homme.

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