Chanter n’est pas un crime

Rassemblement de soutien aux 14 membres de la Chorale Révolutionnaire verbalisés le 23 mai 2020 pour avoir commis le crime de lèse majesté de chanter sur la voie publique.

Sept d’entre eux étaient convoqués devant le Tribunal de Metz après avoir contesté le bien fondé de cette verbalisation.

Merci pour les soutiens :

✔ Juridique : Collectif LEGAL TEAM
✔ Musical : HK & Les Saltimbanks, La Chorale Révolutionnaire, La Chorale des Sans-Noms

Chanter n’est pas un crime, pas plus que danser, reporter des images ou simplement revendiquer.

RETOUR SUR LES FAITS

En période de déconfinement partiel, la Chorale Révolutionnaire s’inscrit dans une démarche militante et organise une répétition revendicative en plein air à l’esplanade de Metz par petits groupes (moins de 10 personnes) espacés de 100 mètres et entre chaque personne composant le groupe une distance sécurisée de 1,5 mètre.

Quelques pancartes sont installées pour dénoncer la gestion catastrophique de la crise sanitaire par le gouvernement actuel et les gouvernements précédents qui se sont appliqués à casser les services publics en privilégiant les intérêts financiers plutôt que l’humain.

L’intervention des forces de l’ordre ne se fait pas attendre.

Contrôles d’identité, retrait des panneaux revendicatifs, destruction de certains panneaux, un policier va jusqu’à lancer :

« Il est interdit de revendiquer ! » et informe qu’un arrêté préfectoral interdisant toute manifestation a été pris la veille.

Quelques jours plus tard, 14 militants reçoivent une amende de 135 € pour « participation à une manifestation interdite sur la voie publique ».

La liberté de revendiquer et de manifester est un droit fondamental bafoué depuis des années.

Des camarades sont verbalisés, emprisonnés, mutilés, condamnés pour avoir montré leur opposition aux politiques antisociales et liberticides du gouvernement au service du patronat et des plus riches.

Les verbalisations abusives comme celle du 23 mai 2020, et bien d’autres avant, ne sont qu’une façon de museler et invisibiliser toute forme de contestation. Les choristes verbalisés ont décidé de défendre la liberté de revendiquer, de manifester, de s’exprimer, de chanter et de lutter contre un système autoritaire capitaliste qui ne profite qu’à quelques uns.

Le délibéré aura lieu le 2 février 2021.

KLL ET HM pour Media Jaune de Lorraine

 

un droit ou liberté « de réu-nion pacifique » est reconnu tant par le droit européen, en vertu tant de l’article 11 de la Convention euro-péenne de sauvegarde des droits de l’homme (CESDH) que du Pacte international sur les droits civils et politiques de 1966 (art. 21).

 

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